2011 in review

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 2 800 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 47 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Galanterie au volant

Théorie

Si l’on s’en réfère au bon vieux « ROBERT », la galanterie est un nom féminin, c’est peut-être d’ailleurs là qu’est l’os, qui désigne un comportement de courtoisie empressée auprès des femmes, dès lors que l’on est un homme, cela va de soi ! Sur la même page du bon vieux dictionnaire, hasard de l’ordre alphabétique ? Incontestablement ! Mais il faut se se rendre à l’évidence, le mot galanterie est immédiatement suivi de

galantine : un peu gras non ?

galapiat : petit vaurien

galaxie : serait-ce un comportement d’une autre planète ?

galbe : le comportement galant ne se déclencherait-il qu’à la vue d’un certain galbe ?

Galéjade clos la liste quelques définitions plus loin…

Travaux pratiques

La galanterie du mâle au volant

Tout à coup, un inconnu vous offre des fleurs, un automobiliste mâle, donc sachant piloter, refuse une priorité au nez et à la barbe  d’une femme au volant*. Abasourdie, cette dernière se voit contrainte de risquer le massacre d’escarpins pour enfoncer la pédale de frein, réflexe qui a pour effet d’éviter la collision et d’éjecter contre le tableau de bord le contenu du sac à main resté ouvert sur le siège du passager.

Connard ! 

Attention monsieur !

Un coup de Klaxon, préconisé par le code de la route en cas de danger,  clôt l’incident. Après tout, qui n’a jamais fauté au volant par distraction ?

C’est le “pouet” qui met le feu au pare-choc. Le pilote de la voiture, qu’on dénommera sobrement numéro 1, adopte une vitesse maximale de 20 kilomètres/heure, s’arrête brutalement  en travers de la chaussée, pour finir par se fendre d’une pluie d’injures raffinées…

On pourrait peut-être se battre au point où nous en sommes ?

C’est la petite phrase qu’il ne faut pas prononcer loin d’un panneau qui indique le sens de l’humour…

OK ! La femme au volant retourne s’occuper du paquet de lessive dans lequel elle a trouvé son permis de CONduire.

S’il restait un doute…

Il est définitivement mort le cheval blanc du prince charmant, coincé sous le capot de sa décapotable.

En cette période de Noël, trêve des CONfiseurs, parenthèse enchantée pour certains, l’absence de galanterie est déplorable, mais pas mortelle, il n’en va pas de même pour la violence automobile.

*Femme au volant : association de mots qui occasionne un rictus narquois chez certains.

Guirlandes

Le bout des doigts engourdi, les yeux larmoyants à cause du vent frais, Anne se motive pour trouver le courage d’affronter la cohue du centre-ville. Maudite saison qui pousse à la culpabilité et véhicule le virus de la mauvaise conscience si l’idée de ne pas céder aux six rennes du Père-Noël vous effleure.

La mise en rayon de la boutique Déco Chic est réalisée par couleurs, elle offre des propositions relativement sobres, simples à assortir à son intérieur. L’idée séduit Anne qui ne raffole pas outre mesure des longues guirlandes qui perdent  leur toison dorée sur la moquette, et que l’aspirateur, la fête passée, a un mal fou à avaler…

Rattrapée par l’émouvant souvenir des brins dorés retrouvés, quelquefois jusqu’en juillet, avec ses frères dans la maison de leurs parents, un sourire lui échappe. Incroyable cette sensation de débusquer un trésor en juillet, alors qu’en décembre, un poil de guirlande coincé dans une boucle de moquette est d’une banalité affligeante.

Guidée par cette petite madeleine de Proust, celle qui nous précipite tous à tombeau ouvert sur les autoroutes du temps perdu, Anne opte pour le vert et le rouge, un classique. La touche cosy dans une maison aux murs uniformément crépis de blanc, source de chaleur visuelle non négligeable, surtout avec une température voisine de zéro degré à l’extérieur.

Faisant appel aux souvenirs de son récent séminaire de chromothérapie, Anne se félicite de son choix. Les vertus du rouge, force et stimulation, et du vert, équilibre et harmonie, ne véhiculeraient pas d’ondes négatives dans la maison…

Encombrée d’un sapin vert synthétique et d’un lot de boules rouges Anne entre chez le marchand de musique pour y dénicher une décoration sonore. Le choix est cornélien. Dans le rayon Petit Papa Noël remasterisé, des stars de renommée internationale présentent une vision innovante et branchée de Noël. « Quand je vois tes guirlandes de Dany Brillant » ferait l’affaire… Pour la touche finale, des cônes d’encens à la fragrance clémentine, ou pain d’épice, viendraient optimiser l’ambiance.

Dans ce monde factice, où tout est  consommable, Anne songea un instant aux sapins verts, naturels et odorants, aux boules rouges de l’an passé enfouies dans un carton, au goût acidulé des clémentines et à celui sucré du pain d’épice. Ces petits bonheurs impalpables qui peuvent conduire à chanter « Douce Nuit » avec les voisins.

En contemplant ses achats, elle balaya ce furtif éclair de lucidité. Cette conception des choses, beaucoup trop simpliste, n’avait aucune raison d’être dans la rue bondée et scintillante…

Bon anniversaire les radios libres !

Deux Charentes, une radio !

Vous écoutez Radio Feuille de Vigne, sur 98.7, il est 6 heures 30… Bonjour à tous. Ce matin le ciel est gris et les températures de la journée seront comprises entre 2° pour les minimales et 10° pour les maximales. Sortez vos petites laines ! Le soleil fera quelques timides apparitions, il est inutile de s’embarrasser d’un parapluie, c’est la bonne nouvelle du jour !

Voici les titres que nous développerons dans ce journal…

  • Les radios libres ont 30 ans ! flashback !
  • De l’autre côté des manettes
  • L’invasion des géantes
  • Découverte musicale du jour

Flashback

En Charente dans les années 80, trois stations tentent activement de séduire leurs auditeurs, il y a Radio Feuille de vigne, FM 89 à Cognac et Renaissance FM à Angoulême. Le ton est léger, les informations sont locales avant d’être nationales, la musique est différente. Dans le studio un bouquet de micros confère un design quasi futuriste à une banale table ronde, dans l’autre partie de cette pièce des platines, une table de mixage, des vu-mètres et un énorme Revox pour caler le « bobineau » de la nuit…

Derrière les manettes…

Les animateurs sont pour la plupart bénévoles. Ils viennent partager leur passion pour le sport, la musique classique, l’accordéon, le rock, la musique brésilienne… Les pages de publicité sont imaginées, enregistrées et montées « maison ». Elles vantent les trouvailles que l’on peut faire chez le commerçant du coin de la rue, le programme de folie du cinéma de quartier, l’incomparable qualité du beurre de Poitou-Charentes… Pour réaliser un reportage en extérieur il faut trainer un Uher, magnéto lourd et doté d’une bandoulière scieuse d’épaule et un micro énorme. Le précieux enregistrement sur la bobine, pour n’en conserver que les deux minutes qui passeront à l’antenne, il reste à couper habilement la bande à l’aide de ciseaux démagnétisés, puis à la recoller méticuleusement avec un scotch dédié à cet usage… Le tout s’effectue, à l’oreille, sur un banc de montage. L’idéal est de couper juste derrière une aspiration d’air si l’on veut raccorder une fin de phase, sur une intonation descendante si l’on veut supprimer une fin d’explication alambiquée… C’est tout un art qui demande des heures de montage.

L’orage gronde

L’antenne rudimentaire, mais efficace, se trouve au sommet d’un château d’eau, tout « a décroché ». Qui ose braver l’escalier pour vérifier les branchements ?

Petites radios contre futures géantes

La fin des années 80 signe le développement exponentiel des « grosses » radios alimentées peu à peu par les fréquences des petites qui disparaissent. Oui j’éprouve une certaine « Nostalgie » qui me bouffe mon « NRJ » c’était une époque très « Fun »… Je vous aurais bien présenté les infos en les ponctuant d’un fou rire incontrôlable parce qu’en régie les techniciens font les pitres ou me susurrent à l’oreille des jeux de mots douteux dont je suis la seule à profiter dans mon casque. Alors pour sauver les meubles, on aurait envoyé un bon vinyle, calé à l’oreille sur la platine, pour promouvoir un truc tout nouveau… Mais nous ne sommes pas le 9 novembre 1985…

Quelques pixels

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Visite-Performance

Dans le cadre de l’exposition Renouveau Réalisme présentée par le FRAC Poitou-Charentes jusqu’au 4 décembre, le duo d’artiste Dector & Dupuy présentait hier une visite-performance d’Angoulême. Une interrogation sur le paysage urbain qui nécessite une concentration particulière entre contemplation et constatation.

Je vous propose d’explorer quelques pages de mon carnet de voyage dans leur sillage.

Message d’un autre temps

A l’entrée d’une église s’arrêter devant un panneau blanchi par le temps, poser une feuille et colorier pour voir apparaître un plan qui révèle une première église aujourd’hui remplacée par celle que l’on observe.

Ballet urbain

Avec pour message à l’arrière plan une affiche annonçant une prochaine représentation du lac des cygnes : se laisser griser par la danse des voitures autour d’un rond-point, observer les positions des mains sur les volants, les trajectoires des véhicules, leurs couleurs…

A la mémoire de ?

Un monument commémoratif bien paradoxal trône au milieu d’une place, qui est celui que l’on honore ? Les lettres volées ou envolées ne permettent plus de le savoir en première lecture…

Insolite

Greffe contemporaine Contre le mur d’une église un confessionnal surprenant se dresse. Cerise sur le gâteau, le 8 octobre des brocanteurs ont envahi l’espace, une horloge est appuyée là. Clin d’oeil de Marcel Duchamp ?

Trafic aérien

Sur la place du général Resnier, pionnier de l’aviation, un avion en papier façonné puis abandonné par un enfant et une boule de scotch laissent imaginer un bombardement.

Méditation moelleuse

Saint Cybard (504-581) était un moine. Il a vécu en ermite 44 années dans une grotte située sous les remparts d’Angoulême au VIème siècle.

Aurait-il oublié un oreiller dans un espace de méditation situé au dessus de la grotte ?

La promenade ainsi guidée devient alors source d’évasions multiples : au cœur de l’histoire, chocs esthétiques, émotions authentiques, ouverture des portes de l’imaginaire… Toutes les situations rencontrées sur le parcours ont été réellement découvertes par le duo d’artistes au cours d’un repérage effectué en août 2011. Ils ont été aidés dans leurs recherches historiques par Florent Gaillard, directeur des archives municipales d’Angoulême. Chacune de leurs prestations est une œuvre en soi.

Je me prends à rêver de les glisser dans ma poche à chaque ville nouvelle qu’il m’est donné de découvrir !

Peut-être un jour par le biais d’une application sur mon smartphone ?

En conclusion visuelle : un montage photo directement inspiré par ma déambulation angoumoisine (1), comme le dit l’œuvre de Jacques Charlier, Libérer Lamartine, visible au FRAC  d’Angoulême,

« Poetry is a good job, join us ! »

(1) NON ! Monsieur le correcteur automatique de mon traitement de texte, angoumoisine ne peut pas être remplacé par langoustine ! ^^ quoique… ;)

Pour plus d’informations

                                

“Instants d’éveil”

C’est beau un Leica !

Celui de Marc Riboud a shooté la Chine avec un immense talent pour déclic…

Histoires du quotidien en Chine de 1957 à 2011 – Instants d’éveil sous l’objectif de Marc Riboud” est le titre de l’exposition visible sur “Les Quais” Hennessy à Cognac jusqu’au 16 octobre, l’entrée est libre.

Effets d’objectifs, pour un œil objectif

Objectif que l’on adapte à un reflex pour pour donner une autre dimension à un cliché, s’approcher de son sujet sans le surprendre, agrandir l’angle…

Avoir pour objectif de partager sa « carte du monde » avec celui qui observera la photo .

La scénographie « tubulaire » de l’exposition a été pensée pour que le visiteur pose son regard sur le parcours un peu comme l’œil du photographe sur le viseur. Une installation qui facilite le déclic des émotions…

Le photographe

Marc Riboud est né à Lyon en 1923. Il travaille pour l’agence de photographes Magnum. Spécialiste des évolutions géopolitiques du monde, il sillonne la Chine régulièrement depuis le milieu des années cinquante.

« La Chine a été et demeure pour moi un réservoir inépuisable d’images, de paysages et de surprises visuelles.

Là-bas … les époques différentes coexistent, les émotions se lisent sur les visages»

Marc Riboud a reçu le Prix International Albert Kahn en 2010.

La Chine à Cognac ?

C’est une histoire vieille de plus d’un siècle entre les maisons de négoce et l’Asie… La fameuse ouverture sur le monde qu’un produit peut procurer à une petite ville tranquille.

Un esprit vif, sensible, humain, esthète et réaliste se dégage de la sélection de cliché présentés. Si cette escale en Chine n’est pas encore planifiée sur votre agenda, ajoutez là sans hésiter à vos objectifs.

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La biennale de Cognac

Belle initiative en cours à Cognac, la première biennale entièrement consacrée à l’art contemporain a investi l’espace du Couvent des Récollets jusqu’au 10 septembre prochain.

L’intention de l’association Aranea (association pour le rassemblement des artistes et des nouvelles expressions artistiques) est de « créer une occasion de découvrir et partager un lieu où connaissances et étonnements se mêlent … d’offrir la possibilité d’échapper, le temps d’une visite, à l’irréductible obligation de regarder le monde d’où l’on est, en pouvant observer ailleurs, au travers du regard d’un artiste. »

(ce sont les mots de Cyril Karénine et de Morgan Pautrizel, respectivement président et secrétaire de l’association)

Devinez quoi ? C’est complètement réussi ! J’ai tenté l’immersion, j’en suis ressortie avec le sourire. Courrez-y sans hésitation, si vous êtes dans les parages.

Artistes à découvrir :

Florent Poujade (sculpteur – Angoulême)

Mark Tellok (plasticien – Cognac)

Jean-Charles Folliet (photographe – Saintes)

Gilles Blosseville (artiste peintre – Ile d’Oléron)

Zarco (sculpteur – Niort)

Karine Salmieri (artiste peintre – Royan)

Pierre-Marie Tardat (plasticien – Cognac)

Lara Blanchard (photographe/plasticienne – La Rochelle)

Ip & Kikoff (plasticiens – Saintes)

aranea sur facebook clic ! Clic ! Clic !

Echantillon visuel :

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Anges ou fantômes ?

Anges ou fantômes ? (fiction réponse)

C’est en quittant le Garden Ice que j’ai bizarrement ressenti l’imminence, grisée, de la survenance d’évènements étranges dans cette petite ville, habituellement très paisible, qu’est Cognac. D’abord, Le coffre de ma voiture refusa obstinément de s’ouvrir. Je songeai un instant qu’un un sortilège, dont la libération trop rapide pourrait définitivement empêcher la réalisation, l’avait envouté. Puis la serrure récalcitrante a cédé sous la pression de mes doigts énervés.

A cet instant précis, un soupçon de vent, venu de l’océan atlantique tout proche, commença à affirmer sa présence, en réponse au soleil de plomb qui avait agréablement réchauffé la journée. Je pestai, comme à l’accoutumée, contre cette mécanique moderne incapable d’encaisser les variations de températures. La journée avait été particulièrement audacieuse sur l’amplitude thermique affichée par le thermomètre. J’oubliai l’incident, en retard pour me rendre au diner auquel j’étais conviée…

Un rapide coup d’œil, instinctif, m’assure que le joujou de Steve assure bien son job au fond de mon sac à main. Quand on vit « à mille milles de toute région habitée » cette petite chose, ouverte sur le monde, est plus précieuse qu’une rivière de diamants. Une pression sur l’appli mirror cam, miroir de l’âme de la “pouffe” high-tech, (oh la vache ! Les cernes ! Tant pis plus le temps de camoufler…) et me voilà à nouveau en route pour rejoindre mes hôtes du soir.

Vingt heures trente. Le sillage du vent porte la fragrance légère de ces vapeurs de cognac qui montent lentement vers le ciel à l’heure où Séraphin et ses potes papotent en sirotant une fine à l’eau. Cette particularité locale, à peine perceptible pour les narines du commun des mortels, est poétiquement appelée part des anges. Chaque année 2 % des eaux-de-vie stockées en fûts de chêne s’évaporent ainsi dans les nuages qui donnent au ciel de Saintonge un éclat si particulier que les peintres l’affectionnent. Courbet, Gustave, aima passionnément en imprégner son regard pour faire parler ses pinceaux.

Dans ce décor surréaliste, le silence, palpable, si on lui prête une oreille attentive, laisse percevoir des bribes de conversations animées, ponctuées de rires. Les anges, grisés par les vapeurs de cet alcool que Victor Hugo baptisa Liqueur des Dieux, se laissent surprendre. Si vous avez un jour la chance de les entendre, n’ébruitez pas l’affaire, leur courroux pourrait bien se déclencher sur vous. L’incident se produit somme toute assez rarement. On murmure ici que les touristes du lundi en seraient la cause sans toutefois disposer de statistiques précises sur ce sujet.

Toujours est-il que : période estivale ? touriste attentif en balade aux alentours ? fait du hasard ? Ce lundi là fut, sans accent circonflexe, la veille d’un orage monumental laissant sur son passage la moitié de la ville inondée.

Un Violon sur le Sable

Royan 2011

Sous vos pieds le sable de la plage de la Grande Conche, entre vous et l’océan des musiciens , ou peut-être plus sûrement des magiciens en fin de compte… Leurs pouvoirs opèrent vous êtes envoutés et le chant des sirènes n’y est pour rien…

“C’est un magnifique Orchestre de 85 musiciens classiques, sous la direction de Jérôme PILLEMENT, auquel se joignent chaque soir divers solistes, qui illumine la grande Plage de Royan.”

Plus d’infos ici

Deux échantillons de la soirée de clôture 2011 (films réalisés par mes soins, soyez indulgents !)